Passer du doute à la fierté

De la recherche des couleurs

Pour peindre un fond marin, il faut du bleu. Mais quel bleu ?

J'avais pris plusieurs bleus, en cherchant à la fois les couleurs vives et assez claires, pour ne pas assombrir la pièce outre-mesure.

J'ai donc essayé, commencé - et c'était trop foncé. Et puis repassé, avec un bleu plus clair. Et ajouté encore du blanc pour éclaircir mon bleu. Choisi le vert pour les parties plus sombres de l'océan...

Mais faire un dégradé, c'était difficile, je n'y arrivais pas. chaque trait se découpait nettement sur la couleur précédente...

Le doute me rongeait : allais-je parvenir à obtenir un rendu crédible, quelquechose qui ressemble à un fond marin ?

Et la lumière, je voulais faire jouer la lumière dans l'eau...

Finalement, touche après touche, j'ai décidé de me contenter de ce qui était réalisé.

Ajouter des couleurs, c'était aussi ajouter des poissons ! J'ai donc commencé par un Mérou, un poisson dont les couleurs peuvent être très puissantes.

Là encore, le premier jet était bien imparfait : le rouge ne recouvrait pas totalement le fond vert que j'avais peint auparavant. Décidément, ce n'était pas mon métier. Mon compagnon voulait plus de lumière, dans ces couleurs. Il m'a apporté des pots de peinture pailletée. Les tests réalisés m'ont permis de conclure que cela pourrait être ajouté par dessus les couleurs. Leur pouvoir couvrant était très limité.

Alors j'ai retrouvé un rouge franc, le même qui avait été utilisé pour certains murs de la pièce, et j'ai repassé, recouvert le mérou, surtout la partie à l'avant, pour apporter des reflets de lumière à ce poisson sortant de sa caverne. Et avec la densité des points bleus, j'ai mimé l'ombre et la courbe dans la grotte.

Après avoir douté, tergiversé; après avoir frôlé le découragement, j'ai finalement accepté la sérénité, et la joie de voir avancer la fresque.

Peindre ce mérou, c'était aussi inviter un ami cher à demeurer dans cette œuvre. C'est aussi une fierté, maintenant, de pouvoir présenter cette oeuvre qui colore un mur de la pièce de vie.

Est-ce que cela vous arrive aussi, de dessiner quelquechose en pensant à quelqu'un ?

Si ça vous inspire, parlons-en : prenez rdv pour échanger avec moi !

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Qui suis-je ?

Je suis Cécile de Villemeur, amoureuse de la Nature et de l’Humain.

Je crois profondément qu’un monde heureux, florissant et solidaire est possible. Il commence par une reconnexion intelligente et sincère avec le Vivant.

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